Une partie importante des compositions de Baudouin de Jaer sont les compositions pour Geomungo Solo. 

Le Geomungo, cithare du Royaume de Goguryeo, parfois appelée « cithare noire » est un des plus anciens instruments coréens. On en trouve les premières traces dès le 4e siècle de notre ère comme instrument sacré exclusivement utilisé dans les musiques rituelles de cour. Au fil des siècles, l’instrument se glisse dans les maisons bourgeoises, accompagnant magnifiquement les jeux et chants poétiques, déploie sa force en solo, jusqu’à devenir incontournable dans les grands ensembles de tradition chamanique du sud ouest. Le Geomungo est un instrument très complet dans l’esthétique coréenne. Il associe la douceur délicate à la force brutale et permet d’exprimer merveilleusement les contrastes de la nature. Des six cordes tendues sur la table d’harmonie, seule deux, daehyeon et yuhyeon sont mélodiques. Les cordes sont frappées à la main droite par une baguette de bambou, le suldae, qui ponctue de façon percussive un jeu d’aller retour entre force et souplesse, tandis que la main gauche fait varier en vibrato la tension de la corde jouée.  (...)

Jacques-Yves Le Docte, texte d’introduction dans le livret du CD « Baudouin de Jaer: Geomungo and Gayaguem compositions VOL I/2013 »

 

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